Je ne supporte pas d’être seul(e)…
Certaines personnes vivent très bien la solitude, y trouvant calme et sérénité. D’autres, au contraire, ne ressentent que tristesse et abandon. Pourquoi sommes-nous si différents face à la solitude ?
Souvent, ces différences puisent leurs racines dans l’enfance.
Rappelons que la plus grande peur d’un enfant est d’être séparé de sa mère, une peur tout à fait normale.
Dans l’idéal, vers 18 mois, l’enfant comprend que même si sa mère est absente, elle revient toujours. Il se console alors en pensant à elle. Mais cela ne fonctionne que si la relation est solide, sécurisante et fiable.
Ceux qui redoutent la solitude sont souvent ceux qui ont souffert d’un manque affectif :
- soit à cause d’une séparation réelle (abandon, décès, absence prolongée…)
- soit parce que leur mère, bien que présente physiquement, était perçue comme distante émotionnellement, manquant d’affection visible.
Un moment de solitude peut réveiller ces blessures enfouies, ravivant des traumatismes protégés jusque-là. Ces adultes ont alors besoin de gestes d’affection, de contacts physiques pour se sentir rassurés.
Pour eux, contrairement à d’autres, puiser du réconfort dans des images bienveillantes de leurs proches est difficile. Ils ont du mal à se sentir en sécurité même à distance.
Parfois, cette peur de la solitude relève même de la phobie : la peur du silence, de l’obscurité, de se retrouver face à soi-même, à ses pensées.
Être accompagné permet alors d’apaiser cette anxiété, d’éloigner les angoisses, un peu comme un calmant naturel. Occuper son esprit évite de se confronter à cette peur.
Dans certains cas, cette peur est liée à un traumatisme concret (harcèlement, agression), renforçant la crainte de rester seul par peur que cela se reproduise.
Chacun supporte donc la solitude à sa manière.
L’idéal est de pouvoir alterner des moments de solitude et des temps en compagnie, pour trouver un équilibre.
Si vous souffrez de solitude, il peut être utile d’essayer d’en comprendre les causes, de repérer les situations qui déclenchent l’angoisse, puis de vous exercer, petit à petit, à rester seul(e) volontairement. Apprivoisez ces instants, découvrez ce qui vous fait du bien en votre propre compagnie, et apprenez à vous aimer.
Dans le cadre du couple, ces mécanismes doivent être pris en compte, car ils peuvent conduire à une dépendance affective… mais ça, c’est un autre chapitre à retrouver sur votre site !
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